la mise au point des Bad Gones après l’incident visant une élue locale lors de Lyon-Le Havre

Dans un communiqué posté vendredi, les Bad Gones ont tenu à clarifier leur position concernant après les incidents lors de la rencontre entre l’OL et Le Havre le 29 août dernier, au cours de laquelle Meriem Bouchedda, une élue locale rhodanienne, dit avoir été agressée avec son compagnon pour des motifs racistes.
La mise au point des Bad Gones. Le 29 août dernier, lors du match entre l’OL et Le Havre au Groupama Stadium, Meriem Bouchedda, une élue locale rhodanienne, expliquait avoir été agressée – pour des motifs racistes – avec son compagnon par des supporters. Une agression condamnée par le club dans un communiqué. Cette dernière a affirmé avoir été, avec son conjoint, “victimes d’une violente agression à caractère raciste” aux abords du stade, de la part d’un “groupe de supporters” qui les auraient “insultés à plusieurs reprises”.
“Aucun policier ou agent de sécurité n’était présent” au moment des faits, affirme-t-elle encore, et son conjoint “s’est vu prescrire 15 jours d’ITT”. Elle dit avoir elle-même “été violemment frappée” et avoir déposé plainte.
Les BG1987 attendent “des excuses publiques”
Principal groupe de supporters de l’OL, les Bad Gones ont publié un communiqué ce vendredi – cosigné avec le Kop Virage Nord – pour donner leur version des faits. “Notre association et ses membres ne sont en rien mêlés à cette affaire et les faits de racisme évoqués par la victime, n’ont pas été retenus à l’encontre des deux prévenus”, expliquent-ils.
“Dans cette même communication, nous appelions la victime, qui a médiatisé cette affaire et sali l’image de notre association, à présenter des excuses publiques, en reconnaissant simplement s’être trompée sur l’identité de ses agresseurs. Bien que plusieurs faits aient été avérés et rendus publics depuis le lundi 7 septembre, cette dernière n’a pas répondu à notre demande.” Les BG1987 précisent également qu’ils prennent “toutes les dispositions nécessaires” pour se constituer partie civile. “Nous étudions toutes les possibilités concernant une éventuelle action en justice pour diffamation.”
Un autre incident avant le match
Les deux suspects arrêtés dans cette affaire seront jugés en février devant le tribunal correctionnel pour “violences en réunion suivies d’incapacité totale de travail (ITT)”, supérieure à huit jours s’agissant des faits visant l’élue, et n’excédant pas huit jours concernant son compagnon a confirmé le parquet de Lyon. La notion de “racisme” n a pas été retenue par le procureur. Un troisième individu avait été relâché sans poursuite.
Juste avant le match face aux Havrais, deux autres personnes, dont un homme de 17 ans, avaient également été rouées de coups aux abords du stade, mais “aucun élément à ce stade ne permet de lier les deux séquences”, avait indiqué une source proche du dossier.





