les coulisses de la victoire des Bleus en Turquie

L’équipe de France s’est imposée vendredi soir (1-0) en Turquie pour ses débuts en Ligue des nations et surtout pour les débuts de son nouveau sélectionneur, Zinédine Zidane. Une soirée entre ajustements et sourires, puis des visages bien plus fermés, en grande partie après la blessure du capitaine Kylian Mbappé. Coulisses.
Il est minuit, vendredi soir, quand Philippe Diallo, le président de la Fédération française de football (FFF), quitte le stade de Kocaeli à Izmit. Au moment de passer face aux médias présents en zone mixte, le dirigeant esquisse un léger sourire avant de baisser la tête. Comme si ce succès (1-0) contre la Turquie ne l’avait pas totalement convaincu ou qu’une mauvaise nouvelle était sur le point de tomber.
Rayan Cherki, encore avec son maillot vert menthe sur les épaules, vient répondre aux questions des journalistes. “Je pense qu’il va bien”, lâche le joueur de Manchester City. Pourtant, quelques secondes plus tard, un communiqué de la FFF tombe: le capitaine des Bleus Kylian Mbappé s’est bien blessé au genou gauche sur sa frappe victorieuse. Il souffre d’une lésion tendineuse et va repartir à Madrid pour se soigner. Depuis, la FFF a d’ailleurs fait savoir qu’il ne sera pas remplacé pour les trois prochains matchs de cette trêve.
Seul point rassurant: vendredi, Mbappé a quitté l’enceinte turque sans béquille, sans véritablement boiter. Mais bien entouré d’un groupe d’agents de sécurité pour cacher au maximum son état après ce coup dur pour l’équipe de France.
“Bienvenue Zizou”
Pourtant, cette soirée sur les bords de la mer de Marmara avait bien commencé. Les quelque 300 supporters français qui ont fait le déplacement n’ont pas eu l’occasion d’organiser leur rassemblement, sécurité oblige, mais l’ambiance était à la fête. “Je suis venu de la Martinique. C’est incroyable d’être ici pour la première de Zinédine Zidane. Je me souviendrai toute ma vie de ce momenté, confie Guillaume, membre des Irrésistibles Français et habitué des déplacements des Bleus.
Quasiment 2h30 avant le début de la rencontre, les membres des “IF” prennent place dans le parcage visiteurs. Pendant toute la rencontre, ils déploieront un drapeau bleu-blanc-rouge avec le visage de Zidane et une immense banderole sur laquelle on pouvait lire “Bienvenue Zizou”. Au coup de sifflet final, avant de rejoindre rapidement leurs bus, les fans français ont dû patienter une heure dans leur tribune. Ils en ont profité pour longuement acclamer le nouveau sélectionneur au moment de son arrivée sur le plateau d’après-match du diffuseur TF1. “C’était très, très bien, on a gagné donc on est très heureux d’avoir gagné. Merci Zidane, on croit en toi et on espère aller très loin avec toi. Qu’est-ce que j’ai aimé ? Tout ! On va avoir une belle équipe et on y croit vraiment”, ajoute Marie, supportrice des Bleus.
Un échauffement à perfectionner et un hymne raté par le staff
Autre moment attendu, l’arrivée des Bleus à l’échauffement, environ 45 minutes avant le coup d’envoi. Fabien Barthez, l’entraîneur des gardiens, prend place sous les huées des 35.000 supporters turcs avec Mike Maignan, Guillaume Restes et Jean Butez. Pour le reste de l’effectif, Hamidou Msaidie et David Bettoni effectuent la mise en place des petites coupelles sur le terrain et dirigent cet échauffement. Ces fidèles adjoints de Zidane prennent petit à petit leurs marques, avec quelques tâtonnements sur certains ateliers mis en place. Mais dès ces 35 minutes sur le terrain, avant le coup d’envoi, tout se fait quasiment avec ballon. Le staff des Bleus veut rapidement travailler les affinités avec des petits groupes correspondant aux postes. Cherki et Rabiot s’invitent ensuite en fin d’échauffement avec les attaquants, mais aussi Koné avec les défenseurs. Pendant ce temps-là, Barthez n’hésite pas à lui faire des centres pour travailler la finition de Dembélé ou encore Mbappé face au but.
Autre moment de “flottement”: les deux équipes font leur entrée sur le terrain quelques minutes avant le coup d’envoi prévu à 20h45. Problème, Zidane et une partie de son staff manquent à l’appel sur le banc de touche. Certains photographes se retrouvent seuls avec le nouveau sélectionneur des Bleus, en plein milieu de la Marseillaise. “Ils l’ont lancée un peu vite, le protocole, ça a été un peu… Ils m’ont dit que ça commençait, mais en retard. C’est toujours la même émotion de l’entendre, le fait de le vivre en tant que sélectionneur, c’est beaucoup de bonheur”, confie Zinédine Zidane avec un sourire en conférence de presse après la rencontre.





