"L'ego de Ronaldo a même oublié Eusebio", la presse portugaise se moque du communiqué hallucinant de CR7 - FlaNotícias
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“L’ego de Ronaldo a même oublié Eusebio”, la presse portugaise se moque du communiqué hallucinant de CR7



Les explications de Cristiano Ronaldo pour justifier son départ fracassant de la sélection portugaise ont été très diversement appréciées par les médias portugais, dont certains ironisent sur les demandes surréalistes de la star.

S’il avait pour but d’apaiser des tensions, le communiqué de Cristiano Ronaldo semble produire tout l’effet inverse. L’attaquant portugais est sorti du silence après avoir claqué la porte du rassemblement du Portugal en pleine Ligue des Nations, excédé de s’être échauffé sans entrer en jeu en Norvège (1-2). Il y présente ses excuses auprès de ses partenaires et se dit prêt à purger une suspension. Mais il accable aussi son sélectionneur Jorge Jesus en l’accusant de trahison. Sans se démonter, le quintuple Ballon d’or a aussi assumé d’avoir proposé au technicien de lire un texte d’excuses en huit points validé par ses soins. Le technicien ne s’est pas plié à cette demande et l’on peut comprendre pourquoi au regard du contenu hallucinant.

“‘Cris’ ne souhaitait rien clarifier. Bien au contraire.”

Le point 6 de ce communiqué – on le rappelle validé par CR7 – est celui qui a le plus retenu l’attention. “J’ai commis une erreur en faisant s’échauffer un joueur de l’envergure de Pelé ou de Maradona pour ensuite ne pas le faire entrer en jeu. Si c’était à refaire, je ne le ferais pas”, indique l’extrait que devait lire Jorge Jesus.

Cette demande a évidemment fait réagir la presse portugaise, à la fois affligée et ironique contre sa superstar. C’est le cas du journal O’Jogo. “L’ego de Ronaldo a même oublié Eusebio”, grince un éditorialiste. “Tout est question d’ego”, fait-il ensuite remarquer avant de se poser une question: “Dans quel état d’esprit Cristiano Ronaldo – et son ‘équipe personnelle’, composée d’employés d’Al Nassr et autres – ont-ils pu croire qu’un sélectionneur national se rendrait en salle de presse pour lire une déclaration contenant ces huit points?”

“Dans ce cas précis, le point 6, avec ses références à Pelé et Maradona, dépasse le pire scénario imaginable. Pourquoi pas Eusébio? Peut-être par oubli”, s’étonne encore le journaliste, très amer. “Ce qui ressort de tout cela, après mûre réflexion, c’est que ‘Cris’ ne souhaitait rien clarifier. Bien au contraire. Derrière ses habituelles déclarations d’amour à l’équipe nationale, son message visait à sanctionner Jorge Jesus et à dévaloriser Pedro Proença (le président de la Fédération). (…) La conclusion est donc sans appel: une personnalité comme celle-ci ne peut plus être réintégrée en équipe nationale, aussi talentueuse fût-elle.”

Les autres médias se montrent aussi abasourdis mais un peu moins piquanst. “C’est la Fédération portugaise de football qui sort perdante de la déclaration de Ronaldo”, estime Afonso Couto, commentateur du podcast 90+3.

Le journal Record, qui appartient au groupe de presse Medialivre… dont Ronaldo est actionnaire, est monté au créneau pour défendre le joueur d’Al-Nassr. “Des imbéciles, influencés par ceux qui travaillent avec Jorge Jesus, ont terni la réputation de certains professionnels de Medialivre”, a dénoncé Bernardo Ribeiro, directeur du journal.



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