En pleine controverse, Gianni Infantino réécrit le bilan du Mondial

Sur la sellette à la tête de la FIFA après son projet avorté de vente des parts de l’instance à un proche de Donald Trump, le dirigeant italo-suisse Gianni Infantino a publié une longue vidéo sur ses réseaux ce dimanche défendant un bilan parfait et bien aseptisé du Mondial aux Etats-Unis… Loin des nombreuses polémiques qui l’ont rythmé.
La réécriture d’un narratif qui tombe mal. Le président de la FIFA Gianni Infantino a publié un (nouveau) communiqué sur ses réseaux sociaux ce dimanche dans un timing qui ne passe pas. Plus d’une semaine après la fin de la très controversée Coupe du monde 2026 et en pleine polémique après avoir laissé la porte ouverte à des investisseurs privés pour financer l’instance du football mondial, le dirigeant Italo-Suisse a célébré un bilan bien à lui (et peu partagé) du dernier Mondial.
“Le monde a déjà gagné grâce à cette union que nous avons vécue cet été (…) La définition officielle de la Fifa est la suivante: le fournisseur officiel de bonheur pour l’humanité”, lance-t-il dans une vidéo où les commentaires ont d’emblée été desactivés.
Le scandale Balogun, les restrictions d’entrée, les prix exorbitants, un show americanisé… Rien de tout ça
Pour rappel, Gianni Infantino, a renoncé vendredi dernier à ouvrir aux capitaux privés l’organisation de la Coupe du monde de football malgré l’annonce en trombe réalisée quelques jours plus tôt. A noter que, très tôt, le Financial Times révélait que l’entreprise Thrive Eternal, dirigé par Joshua Kushner – un proche de Donald Trump – faisait office d’immense favori dans le projet.
Lâché par les confédérations et ses plus proches collaborateurs, le président de la Fifa, a ainsi signé une défaite qui fragilise considérablement sa position à la tête de l’instance. De quoi expliquer le timing d’une telle vidéo ?
“Nous avons fait le bonheur de millions de personnes à travers le monde, se félicite-t-il en posant sa voix sur les plus beaux moments de la compétition. Cela nous rappelle que le football et la Coupe du monde ne sont pas qu’une simple compétition. Ils sont là pour unir le monde et, peut-être, pour le rendre un tout petit peu meilleur”
La mise en valeur du pouvoir d’union de la Coupe du monde mais qui omet le visage bien discriminant de cette édition américaine avec cette série de visas de supporters africains refusés en masse, d’équipes fouillées et d’arbitres expulsés. Le cas de l’arbitre Somalien Omar Abdulkadir Artan, expulsé des Etats-Unis avant même d’y entrer, en point d’orgue. Sans oublier les prix exorbitants côté billeterie qui ont fait de ce Mondial le plus cher de l’histoire et l’immixtion politique avec le scandale autour du carton rouge retiré de l’Américain Folarin Balogun.
Une communication déplacée (encore une) de la part du patron de la FIFA à l’heure où son poste est clairement menacé.





