les Bleus de France 98 savourent les débuts de Zidane comme sélectionneur
Réunis mardi à Metz pour le jubilé de Robert Pirès, plusieurs anciens joueurs de l’équipe de France sacrée championne du monde en 1998 ont partagé leur joie après les débuts réussis de Zinédine Zidane comme sélectionneur des Bleus.
Invaincu en quatre matchs comme sélectionneur des Bleus, Zinédine Zidane a bouclé son premier rassemblement à la tête de l’équipe avec trois victoires et un match nul en Ligue des nations. Au-delà de son excellent bilan comptable, le technicien a fait l’unanimité auprès des supporters et une véritable “Zizou mania” s’est emparée du public tricolore. Mais pas que… Ses anciens coéquipiers de France 98 sont aussi séduits par les débuts de l’ex-meneur de jeu.
“Je ne suis pas déçu, je suis même plein de joie parce que c’est ce à quoi je m’attendais”, a souri Frank Lebœuf ce mardi en marge du jubilé de Robert Pirès à Metz. “Après il y a plein d’imperfections, on vit un fantasme. C’est quelque chose qui se disait: ‘Oh Zidane sélectionneur’. C’est un peu comme à l’époque avec Michel Platini dans les années 90. Là on a le Graal et puis on a le talent, on a les joueurs qu’il faut. C’est forcément extraordinaire!”
“Ce n’est pas un rêve, c’est la réalité”
Réunis à Saint-Symphorien au lendemain du large succès contre la Belgique, plusieurs illustres anciens de l’équipe de France ont dressé un bilan élogieux après le premier rassemblement de l’ère Zidane chez les Bleus. Et si sa présence avait été espérée, Zinédine Zidane n’a finalement pas pu se rendre en Moselle.
“Elle est là, elle existe, la ‘Zizoumania’. De toute façon, on parle d’un des plus grands joueurs que le football ait pu créer”, s’est enthousiasmé Robert Pirès pendant la soirée de son jubilé.
Un sentiment partagé par Vincent Candela : “Ce n’est pas un rêve, c’est la réalité. Il est bien, il est en place. Il faut avoir un peu de temps pour qu’il impose tout ce qu’il pense au niveau du football. On a le temps et je pense que ça ira très, très bien.”
Pourquoi Zidane a si bien réussi avec les Bleus
Ancien compère offensif de Zinédine Zidane et notamment lors du parcours doré pendant la Coupe du monde 1998, Youri Djorkaeff a détaillé ce qui faisait de lui un si bon joueur puis un bon coach: “Il est juste, il n’est pas dans la démonstration. Il a le geste juste et c’est ça qui doit être agréable aussi pour ces jeunes joueurs, c’est d’avoir un discours direct.”
Pour Frank Leboeuf, la belle réussite de l’ancien numéro 10 tient aussi à son aura et à son charisme auprès des joueurs et des supporters: “On a l’impression qu’on regarde plus Zidane que ce qu’il se passe sur le terrain en ce moment. Tout ce qu’il fait, c’est photographié, filmé.”
“On a l’impression que les gens ne regardent pas le match, mais bon… C’est peut-être juste normal.”
Un aspect validé par Robert Pirès: “On a une belle sélection, on a un entraîneur qui est plus que grand. La preuve, quand on est au Stade de France et quand il y a l’annonce des joueurs, on s’aperçoit que Zizou est celui qu’on acclame le plus. Donc c’est bien pour lui, c’est intéressant aussi pour les joueurs qui jouent sous ses ordres pour apprendre et progresser.”
Djorkaeff en attend encore plus de l’attaque des Bleus
Auteur d’un quasi-sans-faute sur les quatre premiers matchs, l’équipe de France a montré un visage résolument offensif et axé sur la maîtrise du ballon. Saluant la présence des membres de France 98 chez les Bleus, “The Snake” a savouré le fait de voir un ancien meneur de jeu partager son style à ses joueurs.
“On a eu Laurent (Blanc), Dédé (Deschamps) et maintenant Zizou. Il y a une transition France 98 en équipe de France qui est là, qui est présente. Il y a l’esprit, il y a eu aussi Thierry Henry qui était avec les Olympiques. Il y a quand même une marque forte de France 98 sur l’équipe de France. Mais ce qu’il y a de bien, c’est que chaque joueur a eu sa patte différente. Et là, de voir enfin un joueur technique qui jouait devant avec moi, qui est entraîneur, c’est bien. Je vais être encore plus intransigeant avec lui que je l’étais avec Lolo ou Dédé sur le jeu offensif.”
L’Euro 2028 et la Coupe du monde 2030 déjà dans un coin de la tête
Malgré un réel enthousiasme après les quatre premiers matchs de l’ère Zidane, ce n’est pas maintenant qu’il faut juger son bilan. Dans l’esprit de la génération France 98 et de nombreux fans des Bleus, la Ligue des nations importe peu. Le vrai premier rendez-vous pour le nouveau sélectionneur tricolore sera l’Euro 2028.
“Moi, je suis content pour lui, pour Zizou, pour la France, mais ce n’est pas maintenant qu’on va le juger”, a finalement lancé Frank Leboeuf. “On va le juger au championnat d’Europe, on le jugera à la Coupe du monde. La Ligue des nations, on s’en fout un peu.”
Un besoin d’enchaîner sur la suite de son mandat également souligné par Christian Karembeu après avoir dit tout le bien qu’il pensait de Zizou: “Évidemment qu’on rêve avec lui. Cela dit, les résultats et le compte sont plus que parfaits. On est content des performances même si, comme il le sait, il doit toujours continuer à travailler avec cette équipe.”






