"Attachement parisien", frère supporter fanatique du PSG: Akliouche, une enfance parisienne - FlaNotícias
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“Attachement parisien”, frère supporter fanatique du PSG: Akliouche, une enfance parisienne



En rejoignant le PSG cet été, Maghnes Akliouche a retrouvé sa région d’origine et un club qu’il a toujours suivi avec affection, attachement local oblige. Formé à l’est de Paris, il n’a jamais revendiqué fortement son amour, pourtant réel, au PSG, avec qui il affronte ce vendredi (21h05) l’AS Monaco, son ancien club.

Le 6 août, Maghnes Akliouche débarque au Campus PSG de Poissy. Chemise à manches longues noires sur les épaules, il découvre son nouvel environnement. Comme à son habitude, souriant et sur la réserve, le joueur serre la main de son nouvel entraîneur Luis Enrique. Après un court discours sur ce qu’il attend de son nouveau joueur, le technicien lance tout sourire: “Parisieeeen!”. Une exclamation assez symbolique concernant Akliouche car oui, le gamin de Rosny-sous-Bois a grandi à une dizaine de kilomètres de Paris, en Seine-Saint-Denis. Et a donc baigné dans un environnement pro-PSG.

Frêle mais déjà intelligent

Au club de Villemomble, d’abord, où Philippe Lemaître, en charge de l’école de foot se rappelle d’un “petit bonhomme, un garçon très frêle.” “Il avait déjà ce pied gauche magnifique et ce que j’appréciais, c’est que c’est un garçon qui faisait jouer les autres. Pour un jeune, ce n’est pas toujours le cas, lâcher le ballon c’est toujours compliqué.” Sur les terrains du complexe Georges Pompidou, il vient parfois avec son père, qui tapait également la balle. “Maghnes jouait avec les adultes en bord de terrain. Il aime le foot. Il dribblait, il avait cette faculté mais il donnait pour que le copain aille marquer. Il était très très collectif”, sourit Lemaitre. Le petit Maghnes, à partir de ses 6 ans, fait déjà parler son toucher de balle soyeux mais surtout, donc, son intelligence de jeu. Ses éducateurs retrouvent beaucoup de similitude avec son style d’aujourd’hui notamment dans l’attitude: un garçon réservé, parfois en retrait. “Sa famille ne faisait pas de vague. Ils n’attendaient pas qu’il (Akliouche) soit footballeur pour faire leur vie. Il y a eu une éducation”, assure Philippe Lemaître. “C’est un garçon calme, tranquille”. Qui, selon Aimé Makabi, autre éducateur à Villemomble, a déjà le PSG dans le cœur. “Il est supporter du PSG depuis qu’il est petit, c’était assez homogène dans notre équipe, ça se titillait un peu avec ceux pour Paris ou l’OM et l’OL”, se souvient-t-il.

Une famille attachée à sa région

Mais son comportement n’en fait pas de lui un revendicateur: il aime Paris mais ne l’affiche pas plus que ça. Certains n’ont même pas le souvenir de le voir porter un maillot parisien. “Il y a beaucoup d’enfants qui étaient pro-PSG. Ils suivaient la mode, il y a eu la grosse époque lyonnaise puis parisienne. Mais lui ne rentrait pas dans les débats. Ce n’était pas un fanatique, qui voulait absolument aller au PSG à l’époque. Alors que les petits n’attendent que ça, le Real ou le Barça”, se remémore Eric Laclef. Ce dernier a accompagné Maghnes Akliouche à Torcy, qu’il a rejoint à 12 ans. C’est Philippe Lemaître, de Villemomble, qui avait encouragé le club à recruter le futur international français. “Ce qui marque, c’est son aisance, sa capacité à intégrer, avoir envie de tout comprendre très vite, son intelligence tactique. Tout cela fait que tu peux tout de suite te projeter avec ces garçons. Et l’accompagnement fait une très grande différence.” Nicolas Poncelet, autre entraîneur qui l’a côtoyé à Torcy, ajoute: “Ses premières prises de balle et sa qualité de passe faisaient souvent la différence. Il avait également une très bonne compréhension du jeu. Maghnes était un joueur très respectueux, très discret et bien élevé, avec toujours des bons rapports avec ses coéquipiers.”

Polyvalence

Et encore une fois, sa famille ne lui met pas la pression. Akliouche est déjà mature. “Lui, quand tu lui demandes ce qu’il est prêt à faire pour ce métier il te dit: si tu me dis d’aller à droite j’y vais, à gauche j’y vais. Je l’ai vu tout de suite dans son positionnement”, raconte Eric Laclef, alors que Anis Hajd Moussa (aujourd’hui international algérien), occupait les mêmes positions. Une polyvalence qui paye aujourd’hui chez les pros. A l’époque, le futur Monégasque, au-dessus techniquement, est toujours une “vraie brindille”. Il finit par intégrer l’INF Clairefontaine la semaine mais le week-end, il est parfois préservé. “Ils l’ont protégé”, se souvient un éducateur, alors que le coach de l’époque privilégiait les profils plus costauds lors des matchs. Le jeune attaquant rêve alors du monde professionnel mais là encore, pas de fixette sur Paris, le club qu’il apprécie. Monaco et Sochaux se positionnent et c’est le club de la Principauté qui l’emporte et accueille Akliouche, à 15 ans. Le jeune Maghnes y grandit, sa famille l’accompagne mais à distance, elle ne déménage pas. Nos interlocuteurs affirment que les Akliouche sont restés habités en Seine-Saint-Denis et que le papa y tient toujours, aujourd’hui, son restaurant. “Son père n’allait pas tous les week-ends à Monaco pour suivre les matchs”, explique Eric Laclef. “Et la maman, je n’avais pas échangé une seule seconde sur le foot quand je l’avais rencontré mais on avait parlé de l’école.”

“Son frère est pro-PSG”

Des proches attachés à leur territoire, comme le jeune homme. “⁠Il a un lien fort avec sa région en ayant joué à Villemomble et Torcy, comme son petit frère Enzo qui a également joué dans ces clubs”, assure Nicolas Poncelet. Alors si ce bon élève a grandi loin de sa région d’origine, il y est revenu volontiers cet été, alors que Paris s’était positionné pour l’accueillir depuis un an et que Liverpool, un temps, avait aussi montré de l’intérêt. “Intrinsèquement je pense qu’il y avait cet attachement parisien et que ça a joué dans la balance”, assure Eric Laclef. “Je pense qu’il est très content d’avoir signé au PSG car je pense que c’était son club quand il était plus jeune et jouer dans un grand club double champion d’Europe était important pour lui”, appuie Philippe Lemaitre, qui voit le maillot monégasque de son ancien protégé dans le club-house à Villemomble.

C’est surtout son frère qui a dû sauter de joie: Enzo est un grand fan de Paris et avait même regardé la finale de la Ligue des champions 2025 avec son frère dans la capitale. “Son petit frère lui est pro PSG à mort, fanatique”, nous glisse-t-on. “Quand il (Maghnes) venait jouer contre Paris, le petit était comme un fou, et chambrait en disant de faire doucement.” Malheureusement pour lui, Akliouche a fait mal au PSG la saison dernière, avec deux buts et deux passes décisives contre Paris. Des performances qui ont conforté les dirigeants parisiens dans leur choix. Akliouche a donc débarqué cet été et confirmé, dans une interview au club, son attachement local: “Je suis de la région, ma famille est à côté, c’est spécial pour moi bien sûr!”



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