Vinicius “n’est pas un saint, loin de là, mais ce qu’on lui fait subir est inadmissible”, Mourinho au soutien de son attaquant

Pour son premier match en Liga de la saison, l’ailier du Real a une nouvelle fois été ciblé par ses adversaires pour le faire dégoupiller.
On est reparti très vite sur les bases des saisons précédentes. Dès la 4e minute de jeu du premier match de la saison, face à l’Espanyol, Vinicius se fait mettre au sol et prend un petit coup de pied, discret mais réel, dans le dos, histoire de voir si les nerfs du Brésilien sont toujours à mèche courte. Ce n’était évidemment que le début d’un traitement de faveur que le numéro 7 du Real reçoit régulièrement de ses adversaires comme des différents publics de la Liga en dehors de Madrid.
“Avec Vini, on est encore à l’ère du harcèlement”
A la fin du match, José Mourinho, est monté au créneau pour défendre son attaquant: “Je risque de vous faire remonter des mois en arrière pour retrouver mes propos de l’époque où j’étais l’adversaire de Vini. Mais maintenant, c’est Vini qui est à moi. Il n’est pas un saint, loin de là, mais ce qu’on lui fait subir est inadmissible. Dès la première minute, on dirait qu’il a un scénario tout tracé. Je fais faute, tu fais faute, un joueur reçoit un carton jaune, un autre entre en jeu sans en avoir reçu…
“C’est incroyablement frustrant pour lui, ajoute Mourinho. il doit apprendre à se maîtriser. Je lui ai même dit que s’il marque, il devrait faire attention à sa célébration. On vit dans une société qui lutte contre le harcèlement , mais avec Vini, on est encore à l’ère du harcèlement .”
Une référence notamment à un Benfica-Real Madrid de sinistre mémoire où Mourinho était sur le banc de Benfica, et Vinicius victime d’insultes racistes de Prestianni, défendu à l’époque par… José Mourinho. Ce dernier avait notamment vertement reproché à Vinicius d’avoir chambré les supporters portugais en célébrant son but par quelques pas de danse.
Par la suite, il avait mis de l’eau dans son vin: “Je le répète, si mon joueur n’a pas respecté ces principes, qui sont les miens et ceux du Benfica, alors sa carrière avec un entraîneur qui s’appelle Mourinho et dans un club comme le Benfica touchera à sa fin. Je ne suis pas un lettré, mais je ne suis pas ignorant, et la présomption d’innocence est un droit. Si vous voulez que je répète 20 fois ce que je rejette, alors je le répète”.
Le barrage aller entre le Benfica et le Real, disputé le 17 février à Lisbonne et remporté 1-0 par les Madrilènes, avait été interrompu une dizaine de minutes après que Vinicius Junior s’était plaint d’avoir été traité de “singe” par Prestianni. Ce dernier a finalement été suspendu par l’UEFA 6 matchs pour “comportement homophobe”.





