“J’exige que tu me présentes des excuses”, la sénatrice paraguayenne menace Kylian Mbappé de poursuites pour “violence de genre” dans une lettre ouverte hallucinante

Autrice d’ignobles propos racistes contre Kylian Mbappé, la sénatrice paraguayenne Celeste Senadora en a remis une couche dans une très longue lettre ouverte où elle défend son amour de la France, s’en prend au “mépris” et à l'”arrogance” du capitaine français et menace de le poursuivre pour “violence de genre”.
Après avoir suscité un immense tollé jusqu’au sommet des Etats français et paraguayens, Celeste Senadora en remet une couche. La sénatrice paraguayenne, autrice de propos ignobles et racistes contre Kylian Mbappé après la qualification des Bleus contre l’Albiroja (1-0) en 8e de finale de la Coupe du monde, n’a pas apprécié la réponse musclée du capitaine français. “Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction”, a-t-il écrit sur X. “Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisé durant cette Coupe du monde pour laisser place à une dame incompétente donnant la pire image possible de son pays.”
“Ton arrogance et ton mépris m’énervent”
Dans une très longue lettre ouverte en français, la sénatrice paraguayenne s’en est de nouveau prise à Mbappé, en faisant une affaire personnelle. Un courrier truffé de raccourcis, d’interprétations, d’ode à la France où elle a étudié et dont elle visite des endroits très chics. Elle y déverse surtout une nouvelle fois sa haine de l’attaquant de l’équipe de France… qu’elle menace d’attaquer en justice.
“Le problème est entre vous et moi”, a-t-elle lancé. “Je n’ai jamais rien dit contre la France, au contraire, je suis avec vous, j’ai étudié dans un collège français de mes 2 ans jusqu’à mes 17 ans, j’y ai terminé ma scolarité. Je suis ce que je suis grâce au Collège de l’Immaculée Concepción et je suis là grâce à la formation qu’il m’a donnée, nous chantions La Marseillaise et nous honorions son drapeau avec le nôtre, je parle français et j’adore visiter la France. Le dernier Noël, je l’ai passé en famille à Courchevel et nous avons accueilli la nouvelle année à Saint-Tropez.”
“Rien à voir avec la France, le problème c’est avec toi. Ton arrogance et ton mépris m’énervent beaucoup depuis avant le match, quand tu as dit: ‘s’il faut mettre les mains dans la merde, allons y les mettre’, nous ne sommes pas stupides, nous comprenons parfaitement que la merde, c’était l’équipe paraguayenne et que l’équipe paraguayenne, nous sommes tous. Ensuite tu as dit qu’ils allaient enlever le maquillage, nous comprenons aussi, que vous êtes si élégants avec du maquillage et nous, pauvres et bruts comme nous sommes. Nous ne savons même pas ce que c’est. Tout le Paraguay s’est tu, moi y compris. Nous avons encaissé.”
“Tu me méprises en raison du genre”
Elle reproche encore le comportement et les insultes de Mbappé sur le terrain et explique avoir retiré son post sur X. “Tout de suite, je me suis repentie de t’avoir maltraité avec les mêmes insultes que je reçois, car moi aussi on me méprise pour être métisse et latine, sale on nous traite, je me suis repentie et j’ai supprimé le post. Je me suis rendu compte que je répétais des schémas que je déteste et je l’ai supprimé. Je comprends que cela t’ait dérangé, parce que c’est humiliant.”
L’élue “exige” désormais que Mbappé “se rétracte aussi” et “que tu me présentes des excuses. Moi non plus, je ne tolérerai pas ta violence, tu ne me connais pas, tu n’as aucune idée de qui je suis et tu n’as aucun droit de dire que je suis une femme méprisable, indigne de la fonction que j’exerce. Je suis Sénatrice de la Nation Paraguayenne élue par les votes, avant j’ai été
Elle conclut ce long texte par des menaces de poursuites pour “violence de genre”. “Qui es-tu pour me traiter d’indigne ou de méprisable alors que tu ne me connais même pas! Violence de genre pure et dure! Violence politique contre une femme arrivée là avec le vote populaire de son peuple. Justement, tu me méprises en raison du genre, justement tu m’offenses parce que je suis une femme, tu n’attaques ni ma couleur, ni mes préférences, tu n’attaques pas ma condition de femme ni ma position politique. Rétracte-toi avec moi, honore ta citoyenneté française et présente des excuses, sinon je pourrai entamer des actions légales pour violence de genre.”
Dans un autre message sur X, elle a donné rendez-vous aux médias de son pays pour une conférence de presse, ce mardi.





