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L’UEFA annonce qu’elle boycottera la Coupe du monde si le projet va au bout
Lors d’une grande réunion des pays membres de l’UEFA ce jeudi, de nombreux pays européens se sont dits favorables à un boycott des prochains tournois de la FIFA et donc de la prochaine Coupe du Monde, si le projet de Gianni Infantino voit le jour, font savoir plusieurs sources concordantes à RMC. La pression est maintenant maximale sur les épaules de la FIFA. Pour rappel, la Coupe du monde 2030… se déroule en Europe (Espagne et Portugal) et au Maroc.
(Nicolas Pelletier)
La CAF demande d’examiner la proposition de Gianni Infantino
Sans surprise, la Confédération Africaine de Football ne s’oppose pas au projet de Gianni Infantino, qu’elle soutient depuis plusieurs années.
Le communiqué de la CAF:
“La Confédération Africaine de Football (« CAF ») a reçu ce jour une correspondance de la FIFA concernant le projet d’initiative « FIFA Forward Enterprise », dans le cadre du processus de consultation actuellement en cours avec les associations membres de la FIFA et le Conseil de la FIFA. Dans le cadre de ce processus de consultation, le président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, réunira le Comité exécutif de la CAF la semaine prochaine afin, notamment, d’examiner et d’évaluer le projet d’initiative « FIFA Forward Enterprise ». La CAF encourage également ses associations membres à étudier la proposition « FIFA Forward Enterprise » et à participer au processus de consultation, conformément aux règlements et aux procédures établies de la CAF et de la FIFA. La CAF s’engage à poursuivre la concertation et la collaboration avec ses associations membres, la FIFA, les autres confédérations de football et les parties prenantes, afin de favoriser l’augmentation des ressources financières et autres, au profit du développement et de l’essor du football en Afrique et dans le monde.”
“C’est une opportunité, mais pas une obligation”, se défend Infantino
Le patron de la Fifa, Gianni Infantino, a défendu son projet critiqué de créer une société commerciale ouverte aux investisseurs privés visant à augmenter les revenus du football, “une opportunité mais pas une obligation”, a-t-il affirmé mercredi.
Son plan représente “une proposition, une offre” qui s’inscrit “dans le cadre d’un processus démocratique”. “Surtout, c’est une opportunité, mais pas une obligation (…) Elle marque le coup d’envoi du processus de consultation”, a affirmé le dirigeant dans une vidéo publiée par la Fifa.
Plusieurs instances de premier rang ont partagé leurs inquiétudes au sujet de ce projet qui bouleverserait l’équilibre actuel, comme les fédérations anglaise et française, ou la confédération européenne (Uefa).
“Un projet inquiétant”, Diallo hausse le ton face au projet d’Infantino
Dans la foulée du communiqué de la FFF, Philippe Diallo s’est exprimé auprès de L’Equipe pour faire part de ses doutes après la divulgation du projet de la Fifa concernant la Coupe du monde:
“C’est un projet inquiétant et qui suscite beaucoup d’interrogations. On l’a découvert dans la presse (The Times a révélé le projet mardi), sans avoir la moindre information. On ne connaît ni sa philosophie, ni sa nécessité, pas plus que le montage financier ou ses financements. Ce projet est inquiétant car il n’y a pas de détails, or il touche à l’un des actifs fondamentaux du football avec la Coupe du monde qui est la plus grande épreuve sportive au monde”, a déclaré le président de la FFF.
La FFF fait part de ses “vives inquiétudes” face au projet d’Infantino
Après une première prise de parole de Philippe Diallo ce mercredi, la FFF a publié un communiqué pour faire état de de son inquiétude face au projet de vente de la Coupe du monde de la Fifa:
“La Fédération Française de Football exprime ses interrogations et ses très vives inquiétudes quant au projet financier annoncé par la FIFA par voie de presse, visant à « vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs extérieurs. » Un tel projet, aussi structurant et déterminant pour l’avenir du football, appelle un processus d’information, de concertation et de décision approfondi totalement transparent, associant les fédérations membres et les autres parties prenantes ; conditions qui ne sont pas aujourd’hui réunies pour se prononcer. Guidée par les valeurs fondamentales du football, la FFF souhaite prendre toute sa part aux échanges à venir et formulera, avec conviction, ses observations et propositions, après avoir pris connaissance de l’ensemble des éléments et modalités d’un tel projet.”
L’UEFA dézingue encore la Fifa après l’annonce d’une deadline aux fédérations
“Aujourd’hui, nous avons appris la date limite imposée par la FIFA aux associations pour soutenir leurs propositions, sous peine de voir l’offre de paiement unique retirée”, déplore l’instance européenne dans un communiqué. “Cela dit tout ce qu’il y a à savoir sur ce plan. Mais après avoir tenu des discussions avec de nombreux acteurs à travers le monde du football, l’UEFA sait qu’il existe une opposition significative et croissante au projet de la FIFA.”
“La FIFA ne peut pas continuer à utiliser notre sport pour s’enrichir, elle et ses amis. Nous pouvons développer le football correctement. Il est temps de donner la priorité aux associations, aux clubs, aux championnats, aux joueurs et aux supporters.”
“Je perçois très clairement les bénéfices pragmatiques”: un président de fédération soutient le projet controversé de la Fifa
Sous le feu des critiques depuis l’annonce, mardi, de sa volonté de créer une société commerciale de la Fifa afin d’en ouvrir le capital à des investisseurs privés, Gianni Infantino peut compter sur le soutien du président de la Fédération tchèque qui estime que les “intentions de la Fifa vont dans le bon sens”.
“Je perçois très clairement les bénéfices pragmatiques pour le football tchèque si nous travaillions en coopération étroite avec Gianni Infantino et ses équipes. Bien évidemment, nous avons besoin d’en savoir plus sur ce projet, mais mon point de vue personnel est que les intentions de la Fifa vont dans le bon sens”, a ainsi expliqué David Trunda auprès de Sky Sports.
Une prise de position à l’opposé de l’UEFA qui a été la première à répliquer, dès mardi. “Cela franchit une limite que les instances dirigeantes du football ne devraient jamais dépasser”, s’est indigné l’instance continentale dirigée par Aleksander Ceferin via un communiqué. “L’UEFA prend la situation très au sérieux. Il en va de même pour toutes les fédérations nationales de football, ainsi que pour toutes les parties prenantes: ligues, clubs, joueurs, supporters, gouvernements et tous ceux qui ont à cœur l’avenir de ce sport.”
TOUT COMPRENDRE. Fonctionnement, rôle du clan Trump, finances, opposition… Pourquoi le projet de “vente de la Coupe du monde” par Infantino et la Fifa fait polémique
Gianni Infantino et la Fifa ont confirmé mardi leur volonté de créer une filiale commerciale de l’instance afin d’en ouvrir le capital à des investisseurs privés. Une telle évolution constituerait un bouleversement majeur pour le football mondial et pourrait rapporter beaucoup d’argent. RMC Sport démêle le vrai du faux pour analyser ce projet qui fait déjà polémique.
Les clubs européens contre la proposition d’Infantino
Dans un communiqué publié ce mercredi, l’Association des clubs de football européens a exprimé son désaccord avec le projet Infantino.
“L’Association des clubs de football européens (EFC) prend note avec une vive inquiétude des communications médiatiques et de l’annonce soudaines et unilatérales de la FIFA concernant une potentielle nouvelle structure d’entreprise pour la commercialisation de certaines compétitions de football.
En tant qu’institution représentant plus de 850 clubs de football – dont les clubs membres, leurs joueurs et leurs communautés sont des acteurs essentiels du football mondial, notamment des compétitions de la FIFA, y compris toutes les compétitions internationales de clubs – il serait tout à fait approprié que l’EFC soit pleinement consultée sur une proposition d’une telle envergure. L’EFC a pris connaissance de cette proposition de la même manière que la plupart des acteurs du football mondial : sans préavis et par le biais des médias.
L’EFC s’efforce constamment de collaborer et de soutenir toutes les parties prenantes : la FIFA, l’UEFA et toutes les confédérations, associations nationales, ligues, associations de joueurs et de supporters. Dans cette optique, nous insistons sur la nécessité d’une consultation sereine et approfondie sur tous les sujets touchant l’écosystème du football, ainsi que sur la mise en place de processus de gouvernance plus rigoureux et transparents afin de garantir la pérennité du football. C’est la seule façon de bâtir les cadres institutionnels et les relations nécessaires à la réussite, à la stabilité et à la durabilité du football.”
“Pas le patrimoine personnel d’Infantino”, la réaction acerbe de Tebas
Javier Tebas, président de la Ligue espagnole, a également réagi sur X au projet controversé. “Les compétitions et les droits commerciaux de la Fifa ne sont pas le patrimoine personnel d’Infantino. Celui qui mélange politique, discipline, argent et pouvoir sans transparence ne peut rien diriger”, a-t-il notamment écrit, amer. Avant de conclure, acerbe: “Infantino n’est pas la solution à la gouvernance de la FIFA. C’est le problème”.
Le président de la fédération tchèque soutient Infantino
Première voix dissonante au milieu du concert de critiques après l’annonce du projet de création d’une société commerciale de la Fifa. Le président de la fédération tchèque David Trunda a confié à Sky Sports son intention de soutenir l’initiative de Gianni Infantino.
“Je perçois très clairement les bénéfices pragmatiques pour le football tchèque si nous travaillions en coopération étroite avec Gianni Infantino et ses équipes. Bien évidemment, nous avons besoin d’en savoir plus sur ce projet, mais mon point de vue personnel est que les intentions de la Fifa vont dans le bon sens”, a expliqué le dirigeant au média britannique.
“Aucune ligne rouge ne peut être franchie”: la réaction de la ministre des Sports
“Le football n’est pas à vendre !
C’est un patrimoine populaire qui appartient d’abord à celles et ceux qui le font vivre: les joueurs, les bénévoles, les clubs, les fédérations et les millions de supporters.
L’annonce de la FIFA d’ouvrir ses activités commerciales à des investisseurs privés constitue un tournant majeur qui soulève de très graves interrogations sur la gouvernance et l’avenir du football mondial. Un projet d’une telle ampleur ne peut être élaboré sans transparence ni concertation avec les fédérations nationales et les acteurs du football. La méthode est aussi préoccupante que le fond.
Je prends acte de la réunion d’urgence organisée mercredi entre les instances européennes du football. Face à un projet qui pourrait profondément transformer l’équilibre de notre sport, il est indispensable que les acteurs européens parlent d’une seule voix.
La gouvernance du sport ne peut se décider dans l’entre-soi ni être guidée par les seuls intérêts financiers. Les valeurs du football, son intégrité et son modèle associatif doivent rester au cœur de chaque décision.
La France sera particulièrement vigilante. Nous demanderons que toute évolution garantisse une gouvernance transparente, démocratique et respectueuse de l’intérêt général du football. Aucune ligne rouge ne peut être franchie.”
La fédération anglaise “profondément préocuppée”
La Fédération anglaise de football (FA) a rejoint mercredi le concert de réactions inquiètes face au projet de la Fédération internationale (Fifa) d’ouvrir la porte aux investisseurs privés, se disant “profondément préoccupée”.
“Nous n’étions absolument pas au courant de cette proposition et nous ne disposons d’aucun détail substantiel, notamment sur ce qu’elle implique réellement et sur les conditions qui y sont attachées”, s’indigne la FA dans un communiqué.
“Au vu des informations limitées dont nous disposons, nous sommes profondément préoccupés par l’absence de processus et de gouvernance qui a conduit à cette situation, ainsi que par la substance et les principes apparents de ce projet”, poursuit le texte.
L’instance dirigeante du football anglais a fait savoir qu’elle préciserait sa position sur l’initiative de la Fifa lorsque celle-ci serait “communiquée de manière complète et transparente”.
“Une attaque absolue contre le football” pour la fédération allemande
Les projets de la Fifa, association à but non lucratif, d’attirer des investisseurs extérieurs, sont une “attaque absolue contre le football”, a estimé mercredi l’un des vice-présidents de la Fédération allemande de football (DFB) Hans-Joachim Watzke auprès du bi-hedbomadaire allemand kicker.
“De nombreux acteurs du football européen considèrent les projets de la Fifa comme une attaque absolue contre le football. Je partage cette position. Une limite est franchie ici”, a estimé Hans-Joachim Watzke.
“Il y a un large consensus au sein des fédérations membres (de l’UEFA, NDLR) à ce propos, comme me l’ont montré plusieurs discussions que j’ai eues ces derniers jours avec Aleksander Ceferin (président de l’UEFA) et d’autres collègues”, a ajouté M. Watzke, qui est également l’un des vice-présidents du comité exécutif de l’UEFA.
“Lors de la Coupe du monde, six équipes européennes étaient en quarts de finale et trois en demi-finales. Si le football européen fait bloc contre ces projets, cela aura un poids considérable”, a-t-il estimé.
Le communiqué de la Confédération asiatique, qui tacle à son tour la “vente de la Coupe du monde”
“L’AFC n’a pas été consultée sur cette proposition et regrette qu’une question d’une telle importance ait été rendue publique avant que la famille de l’AFC n’ait eu l’occasion de l’examiner et d’en débattre par le biais des instances de gouvernance appropriées et établies.
Bien que l’AFC reconnaisse l’importance d’explorer des approches innovantes susceptibles de renforcer l’avenir du football mondial, les initiatives d’une telle envergure et aux conséquences aussi importantes doivent reposer sur les principes de bonne gouvernance, de transparence et de consultation approfondie. Les décisions susceptibles de remodeler l’avenir commercial et financier de la discipline exigent une concertation préalable et complète avec les confédérations, les associations membres et les autres parties prenantes concernées avant toute présentation d’une proposition aux instances décisionnelles compétentes.
L’AFC est fermement convaincue que toutes les parties prenantes doivent disposer d’informations suffisantes et d’un délai adéquat pour évaluer pleinement la proposition, y compris ses implications en matière de gouvernance, ainsi que ses aspects juridiques, commerciaux et stratégiques. Un tel processus est essentiel pour garantir que toute décision reflète les intérêts collectifs de la communauté mondiale du football et renforce la confiance dans le cadre de gouvernance de la FIFA.
En tant que l’une des six confédérations du football mondial, l’AFC demeure pleinement engagée en faveur du développement continu du football à l’échelle internationale.”
Les fédérations ont jusqu’au 19 septembre pour accepter l’offre de la Fifa
Les fédérations de football dans le monde, 211 au total, ont jusqu’au 19 septembre pour accepter le plan de Gianni. Infantino. S’il obtient 50%, le plan passera alors devant le conseil de la Fifa et sera adopté assez rapidement. Celles qui acceptent reçoivent autour de 40 millions de dollars, les autres recevront beaucoup moins d’argent pour le plan de développement.
N.Pe
“Ce n’est pas du baseball”: l’Union européenne vent debout contre le projet d’Infantino
L’Union européenne a vivement dénoncé mercredi le projet de la Fifa d’ouvrir la porte aux investisseurs privés, estimant que “la commercialisation effrénée du football était devenue nocive”.
“Ces propositions soulèvent d’importantes questions au regard du droit de la concurrence”, a estimé le commissaire européen Glenn Micallef. “Pas touche à notre sport”, a-t-il mis en garde dans une publication sur X.
Une autre conféderation rejoint la fronde de l’UEFA face au projet de la Fifa
Après la réplique virulente de l’UEFA dès mardi, une autre association a rejoint la résistance contre le projet de Gianni Infantino d’ouvrir la Fifa à des investisseurs privés.
“La CONCACAF n’a pris connaissance de cette affaire que par le biais d’informations parues dans les médias et, par la suite, via un communiqué de presse. Nous sommes vivement préoccupés par l’absence de respect des procédures établies”, a dénoncé l’instance dirigeante du football nord-américain. “Nous partageons la déception de nombreux acteurs de notre région et du monde du football de voir un projet aussi détaillé élaboré et rendu public avant même toute discussion avec les instances dirigeantes et les parties prenantes concernées.”
Et de continuer sa contestation: “En tant que dirigeants du football, nous sommes les gardiens de ce sport. Collectivement, la Fifa, les confédérations et chaque association membre ont la responsabilité d’agir en permanence dans l’intérêt supérieur de la discipline. Chacune de nos décisions doit être guidée par les principes de bonne gouvernance, par des processus rigoureux et par une gestion responsable à long terme. C’est dans ce cadre que la CONCACAF opère. Nous avons la conviction que tous les membres de la famille de la Fifa agiront de la même manière.”
“Personne n’a le droit de vendre notre sport”: Sepp Blatter monte au créneau
Ancien patron de la Fifa (1998-2015), Sepp Blatter est sorti du silence pour vivement critiquer Gianni Infantino et son projet de création d’une société commerciale de la Fifa, et d’une ouverture de son capital à des investisseurs privés.
L’argument financier pour remporter l’adhésion du plus grand nombre
La Fifa a confirmé ce mardi son projet de création d’une société commerciale et de l’ouverture de son capital à des investisseurs privés. L’instance dirigée par Gianni Infantino espère lever plusieurs milliards d’euros et convaincre les fédérations membres via une augmentation de leur dotation.
La réaction virulente de l’UEFA
L’UEFA a répliqué avec virulence mardi au projet de Gianni Infantino de créer une société commerciale liée à la Fifa afin d’en ouvrir le capital à des investisseurs privés.
Bonjour !
Bienvenue dans ce live consacré au nouveau projet mercantile de Gianni Infantino, le président de la Fifa: créer une société commerciale liée à l’instance afin d’en ouvrir le capital à des investisseurs privés. Des informations confirmées par un communiqué de la Fifa elle-même et qui provoquent déjà la colère de beaucoup d’acteurs du monde du football, à commencer par l’UEFA.
Selon les prévisions de la presse, cette société commerciale serait valorisée à près de 20 milliards de dollars (soit environ 17,5 milliards d’euros). La Fifa garderait le contrôle de cette entité, mais l’instance dirigée par Gianni Infantino voudrait faire rentrer un actionnaire minoritaire à hauteur de 20%. Selon les éléments relayés par le Financial Times, le fonds d’investissement Thrive Eternal fait office de favori pour devenir le partenaire de la Fifa. Patron de l’entreprise, Joshua Kushner est accessoirement le frère cadet de Jared Kushner, gendre et ancien haut conseiller de… Donald Trump à la Maison-Blanche.





